La trouvaille de Luc – Création 2015

Voleur, délinquant, graine de potence !

Un policier entre énigme et suspens, qui met la focale sur ce moment très particulier où l’enfant s’autorise à questionner la justice des adultes, où son imaginaire, sa représentation du monde se fissurent.

 

 

L’HISTOIRE

Être accusé injustement par un voisin mal embouché, est vraiment très humiliant pour Luc. Il veut bien reconnaître qu’il n’est pas un ange mais là il n’a rien fait. Il passait par là et s’est fait attraper par le col. L’affreux nez poilu de son voisin à deux centimètres de son visage, il a cru mourir à respirer son haleine vociférante : «Voleur, délinquant, graine de potence !».

Luc mène l’enquête. Il veut comprendre et débusquer la vérité. Il espionne ses voisins, cherche des indices de la cave au grenier de son immeuble. Une alliée, sa marraine au dernier étage qui n’a pas les yeux dans sa poche, aide Luc à démêler le fil des événements.

Dans le grenier se cache Éric, enfant énigmatique qui épie, observe…et qui au moment opportun passera à l’action.

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Le physique des personnages facilite la lecture immédiate. Il accuse le contraste entre le monde des enfants et celui des adultes.

Les deux héros ont des grands yeux ouverts sur le monde et des visages tout en rondeur. Les voisins sont caricaturaux, des mentons en galoche, des nez pointus, des yeux de fouine ou de myopes, des grands corps maigres, des petits boulots…

Cette lecture immédiate peut être déstabilisée, remise en question par l’intrigue.

Avec «La trouvaille de Luc» le Tara Théâtre convie à poursuivre le voyage. Il invite les jeunes à approfondir la découverte des enjeux de notre monde et du rôle qu’ils peuvent y tenir. Il leur propose des supports d’identification et de projection. Deux héros confrontés à l’injustice… ambiances, mystères, escaliers et recoins… Le spectateur est pris dans les filets d’un suspens, il s’interroge, émet des hypothèses, raisonne et au fil de l’enquête, tremble pour mieux rire et se rassurer.

Mot de l’auteur

Bonheur d’écrire un policier, suspens, dédales, fausses pistes et d’y inscrire les premières prises de conscience de l’enfance. Situer l’intrigue dans un immeuble, un monde d’adultes conçu à leur image par et pour eux. Figurer les adultes par des voisins, vivant chacun chez soi «bonjour, bonsoir». Camper la soif d’imaginaire et d’aventure par Éric, un enfant caché qui joue les robinsons des greniers. Incarner la fraîcheur confiante de l’enfance par Luc, pour qui sont bien rangés à leur place les gens, les lieux et les sentiments. Et faire exploser ce cocon douillet par un vol et une accusation injuste.

Luc affronte la nuit, des passages inconnus, des recoins cachés, des ombres… Il a peur mais son sens de la justice le tient debout, et aussi sa vieille voisine qui croit en lui.

Il faut parfois déstructurer le quotidien pour réinventer le monde et cela passe pour Luc par la mise en danger et les émotions fortes !

LE GENRE POLICIER

Pour Françoise Ballanger dans «L’Enquête sur le roman policier pour la jeunesse», le roman policier est proche des attentes du jeune lecteur. Le genre policier pour un jeune public (à partir de 6 ans), c’est le plaisir du mystère, du défit que constitue l’enquête. Par le biais de son intrigue, il met le lecteur en position de recherche active.

On aime jouer le rôle du détective.

On émet des hypothèses, on soupçonne, on raisonne. On y retrouve le goût du secret, la peur du noir, la révolte devant l’injustice du sort. Le spectateur est en éveil, se fait attentif aux indices et s’identifie au héros.

[… Avec «La trouvaille de Luc» le Tara Théâtre convie à poursuivre le voyage. Il invite les jeunes à approfondir la découverte des enjeux de notre monde et du rôle qu’ils peuvent y tenir. Il leur propose des supports d’identification et de projection. Deux héros confrontés à l’injustice… ambiances, mystères, escaliers et recoins… Le spectateur est pris dans les filets d’un suspens, il s’interroge, émet des hypothèses, raisonne et au fil de l’enquête, tremble pour mieux rire et se rassurer…]

Mais les émotions sont aussi tendresse et poésie, dans l’amitié de Luc pour sa marraine et dans sa rencontre mouvementée avec Éric. Là il faut arrondir les angles, faire naître le rire, ouvrir la vue depuis une fenêtre, depuis les toits.

Le jeu de la mise en scène est dans le dosage et l’équilibre de ces éléments, de ceux qui inquiètent et de ceux qui rassurent.

On garde le secret sur le personnage d’Éric : le public sait qu’il est là, voit par son regard, le devine, le sent respirer, mais découvrira qui il est juste avant le héros. Il est rassuré avant lui, prenant plaisir à la surprise de Luc et à la rencontre des deux garçons.

LA SCÉNOGRAPHIE

L’espace du spectacle s’organisera autour des greniers, des escaliers, des portes d’appartement. Une fenêtre sur les toits, ouvrira ce monde vers l’extérieur. Les escaliers seront stylisés selon le besoin de l’action. Ils pourront se réduire à deux marches, se changer en une pente raide, former des lignes, des espaces biscornus.

On jouera sur la lumière qui filtre sous les portes, qui envahit une fenêtre. Sur la couleur, avec un clin d’oeil au noir et blanc du bon vieux «polar».

La puissance du théâtre noir, sa magie, ses contrastes, animeront l’atmosphère de mystère des lieux et des caractères.

Une galerie de photos inspirera cette scénographie (sur les toits, perspectives d’escalier, ombres portées….).

  • Écriture et mise en scène : Geneviève Touzet
  • Scénographie Geneviève Touzet – Pedro Béalu – Jean-Philippe Hémery
  • Fabrication marionnettes : Geneviève Touzet – Lily Zancanaro
  • Fabrication des décors : Maurice Jourdain – Jean-Paul Béalu – Jean-Philippe Hémery
  • Colorisation des décors : Maurice Jourdain
  • Composition musical : Claire Gimat
  • Univers sonore (bruitages) : Iris Rossiquet
  • Composition dossier : Clara Delmon
  • Production : Hélène Lambrot
  • Création lumière : Damien Droin
  • Comédiens marionnettistes : Jean-Paul Béalu – Jean-Philippe Hémery
  • Régie lumière et son : Damien Drouin

Deux résidences de création ont eu lieu :

  • Du 29 novembre au 12 décembre 2015 : Salle Antonin Artaud de la ville de Gaillac (81) – Représentation finale le vendredi 11 décembre à 18h.
  • Du 14 au 18 décembre 2015 : Salle des Thermes Association Même Sans le TrainSaint Antonin Noble Val (82) – Représentation finale le vendredi 18 décembre (heure à confirmer).
  •  la Région Midi-Pyrénées, la ville de Gaillac, l’Association Même sans le Train (Saint Antonin-Noble-Val), l’Association Art et Culture(Beauvezer – 04), Fabri de Peresc, l’Association ABC Actions Culturelles (Toulouse), La MJC Le Bruit qui court (Manosque), l’agence Crédit Agricole de Lanta (31).

  • Allos (04) – Centre culturel : 1ère représentation Tout public – 16 janvier 2016
  • Manosque (04) – MJC Le Bruit qui Court – 20 janvier 2016
  • Toulouse (31) – Espace Culturel Saint Cyprien / Salle du Chapeau rouge – 24 et 25 février 2016
  • Toulouse (31) – Théâtre de la Brique Rouge / Parc des sports du Bazacle – du 25 au 30 octobre 2016
  • Aurin (31) – Salle municipale – décembre 2016
  • Bordeaux (33) – Théâtre de la boîte à Jouer « Festival Les Grenadines Givrées » – 20 au 24 décembre 2016
  • Cournon (63) – Théâtre de la Baie des Singes – Février 2017

 

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