Johnny

« Si tu t’lèves pas Johnny, j’te donne rien à manger!… » 1906 en Amérique.

Une réflexion sociale, poétique et burlesque, sur le droit à l’enfance.

L’HISTOIRE

Johnny est un enfant qui travaille à l’usine. Il est l’aîné de sa famille. Ses frères et sœurs vont à l’école et jouent.. Lui traîne sa fatigue et sa colère. Un soir, Johnny tombe malade. Fièvre, délire de machines… rêves d’enfance et… repos !. Il s’éveillera avec une énergie toute nouvelle ! Dans une mise en scène ciselée « Johnny » exprime toute la force et la gaieté grinçante de l’écriture de Jack London.

(Thèmes ouverts par le spectacle : Droits de l’enfant, travail des enfants, législation,  monoparentalité, fratrie, rôle de l’ainé, projection sur la réussite)

 

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  • Johnny, pourquoi ?
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Un matin, aux informations à la radio, une mesure quelconque réduisant les droits du travail est justifiée uniquement et sans états d’âme …. par les Exigences du Marché. Une vision du futur s’esquisse: si le Marché l’exigeait bientôt… à quand les gosses à l’usine ? Jack London me fait alors un clin d’œil….. je relis « Le Renégat », je rêve un spectacle.Cette magnifique nouvelle de Jack London est comme un poème, aigu, sans concession, digne, comme le sont les héros du grand Jack! Elle est insérée dans un recueil très noir et pessimiste quant à la cruauté de l’homme,  » Quand Dieu ricane ». Elle y rayonne de lumière et d’espoir.

La situation est terrible . C’est celle du « Peuple de l’Abîme », que London a bien connue. Il n’est pourtant jamais question de tomber dans le misérabilisme, d’émettre des jugements de valeur, d’assener des leçons de morale ! Le propos est de montrer que aussi dure que soit la condition faite à l’homme, il peut arriver qu’il se lève un jour, réveillé à la beauté et à la liberté. C’est ce qui arrive à Johnny. Geneviève Touzet – Octobre 2007

Force et gaieté grinçante de l’écriture

Une des grandes forces de London est de porter sur les situations un regard distancié. Il peut ainsi nous les offrir, dans toute leur cruauté, dans leur vérité nue.

Nous portons sur les conditions de vie de Johnny (et sur le travail des enfants) ce même regard distancié. Le public n’est pas en empathie avec lui, il le regarde agir. Une marionnette dégingandée se débat dans sa réalité et bien que sa vie soit sordide, elle est drôle. Elle ne nous raconte pas ses états d’âme, elle vit. Lorsque sa mère réveille Johnny le matin, sa douleur et son épuisement sont transposés dans une chorégraphie rituelle cocasse: il se débat avec sa couverture, avec sa mère, avec son sommeil. Et le public rit, non pas de lui, ni avec lui, mais du décalage.

Décalage encore quand de sa voix rauque il lance avec emphase les rares phrases qui font son discours. Quand sa pensée est lente et ses gestes rapides. Quand il exprime tout son chagrin par une bagarre avec l’un de ses frères, et qu’elle devient excessive, acrobatique, extravagante.

La technique du théâtre noir et la forme marionnettique peuvent tous les excès, les distorsions les disproportions, les contrastes de lumières et d’espaces. Elle révèle aussi, telles les marionnettes de Johnny et de sa mère, toute leur humanité.

Démesure et parodie

Dans le traitement des nantis, énormes visages plans, caricatures, archétypes des puissants. Poésie et symbolisme : dans les fils tendus au-dessus du vide. Dans les palettes grises, lavées par la pluie qui matérialisent le logis de la famille. Dans les bobines qui deviennent personnages et l’entraînent dans le rêve. Dans le premier rire de Johnny.

Cocasse et irréalisme

Des machines, roues de bicyclette articulées à de vieilles bobines de métier à tisser, rouleaux broyeurs, boîtes espiègles… Poésie, cocasse et démesure favorisent la mise à distance du drame, et nous en donne ainsi toute la profondeur. Le rôle de la musique s’intègre lui aussi dans cette perspective. Il lui faut laisser toute sa place au silence. Agir avec subtilité, un thème très épuré pour Johnny, sur une corde, douce claire et poétique qui est décliné et déployé. C’est à lui d’offrir la note d’espoir, le décalage encore entre espoir, drôlerie et situation dramatique. Geneviève Touzet – Mars 2008

Jack London est né en 1876 en Californie. Tout jeune, il connaît le travail harassant des usines. Il y échappe par la délinquance et l’alcool, le vagabondage ou le métier de marin. Cette période fait de lui un militant socialiste qui, en 1902 à Londres, partagera la vie des sans-abris. Il participe à la ruée vers l’or au Klondike en 1897. Il en tire recueils de nouvelles et romans nourris de ses observations et de ses contacts avec les indiens, les prospecteurs et les trappeurs. Il fut correspondant de guerre en Corée et au Mexique , il raconte aussi le tremblement de terre de San Francisco en 1906. Il décide de faire le tour du monde sur un bateau ultra-moderne qu’il baptise « Le Snark », en hommage à Lewis Carroll. Il ne dépasse pas l’Australie mais découvre les mers du sud . C’est sur le  Snark qu’il écrit son chef-d’œuvre Martin Eden. Il retourne en Californie où il avait acheté un ranch. Il meurt en 1916 en pleine gloire littéraire. L’oeuvre et la vie de Jack London sont organisées autour de quatre grands axes: politique – grand nord – mers – fantastique. Deux grands thèmes le fascinent: la conduite des hommes et la beauté terrible de la nature. Parmi ses œuvres: La route, John Barleycorn, Le loup des mers, Le peuple d’en bas, Le fils du loup, Les enfants du froid, L’appel sauvage, Croc blanc, Radieuse aurore, Michaël chien de cirque, La vallée de la lune,  La petite dame dans la grande maison, …. THE APOSTATE Écrite en 1906 “The Apostate” est une nouvelle recueillie dans  “Quand Dieu ricane” édité en 1911. « The apostate » appartient a la veine politique de Jack London. Quand il nous livre l’histoire de Johnny, il nous livre sa propre histoire. « Johnny » London qui fut surnommé Jack pour le distinguer de son « père », a passé son enfance au travail. Il a bien connu les usines et les salaires de dix cents de l’heure.

  • Adaptation et mise en scène : Geneviève Touzet
  • Direction d’acteur : Charles Gimat
  • Scénographie : Geneviève Touzet et Jean-Paul Béalu
  • Marionnettes et décors :  Geneviève Touzet,  Jean Paul Béalu,  Maurice Jourdain
  • Musique originale : Philippe Dutheil
  • Photos : Michel Baudy
  • Affiche : Hélène Lambrot
  • Production : Hélène Lambrot
  • Comédiens marionnettistes : Jean Paul Béalu, Jean-Philippe Hémery
  • Régie son et lumière : Damien Droin

Johnny a été acceuilli en résidence de création par Travail et Culture à Saint-Maurice-l’exil (38).

Le spectacle a également été soutenu par la Région Midi-Pyrénées, Le Conseil Général de Haute-Garonne et la mairie de Toulouse.

Depuis sa création, Johnny a été accueilli notamment à :

  • PEAGE DE ROUSSILLON (38) – Festival Jeune Public, octobre 2008 (fin de résidence)
  • TOULOUSE (31) Espace Alban Minville, avril 2009,
  • MANOSQUE (04) Théâtre Jean le Bleu, avril 2009,
  • VINON (83) MJC, avril 2009- TOULOUSE (31) Grenier Théâtre, octobre 2009,
  • TOULOUSE (31) Espace Bonnefoy, décembre 2009,
  • LEZAY (79), Festival l’Enfant et le Théâtre, décembre 2009,
  • TOULOUSE (31) Théâtre du Grand-Rond, avril 2010,
  • FESTIVAL AVIGNON OFF 2010, Collège de la Salle, du 8 au 31 juillet,
  • THUIR (66) , 8 octobre 2010 , Maison des Jeunes de Thuir (FOL 66),
  • St GAUDENS (31) , 19 et 20 octobre 2010, Théâtre Municipal Jean Marmignon,
  • BAGNERES DE BIGORRE (65), 18 novembre 2010, Espace Maintenon,
  • CASTRES (81), 24 novembre 2010, Théâtre Municipal de Castres,
  • CASTRES (81), 25 novembre 2010, Théâtre Municipal de Castres (FOL 81),
  • LAVAUR (81), 29 et 30 novembre 2010, Salle Le Pigné (FOL 81),
  • ST JUERY (81), 2 et 3 décembre 2010, Cinélux (FOL 81),
  • St CHRISTOL lez ALES (30), 20 et 21 janvier 2011, Festival des Mômes,
  • VIC DE BIGORRE (65), le 25 janvier 2011 (FOL 65),
  • AUREILHAN (65), 27 et 28 janvier 2011, MJC (FOL 65),
  • CUGNAUX (31), 30 et 31 janvier 2011, Théâtre municipal Paul Eluard,
  • BORDEAUX (33) , La Boîte à Jouer – du 6 au 16 avril 2011,
  • RIEUPEYROUX (12) / Centre Culturel – 13 mai 2011,
  • PAMIERS (09) / Salle du Jeu du Mail – 18 mai 2011,
  • CAMPAN (65) / Festival des Maynats – 21 et 22 mai 2011,
  • Festival AVIGNON OFF 2011 – du 8 au 31 juillet 2011,
  • Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville Mézières 2011 (22 et 23 sept 2011),
  • SEDAN (08) – MJC Calonne – 25 et 26 septembre 2011,
  • REVIN (08) – Salle Jean Vilar – 29 septembre 2011,
  • PAU (64) – CTJ – 4 et 5 octobre 2011,
  • VERGEZE (30) – Festival Art’ Pantin – 8 octobre 2011,
  • TOULOUSE (31) – Théâtre Jules Julien – 20 et 21 octobre 2011,
  • MIRAMAS (13) – Théâtre de la Colonne – 14 au 16 novembre 2011,
  • LA CIOTAT (13) – Théâtre du Golfe – 18 novembre 2011,
  • CESSON-SEVIGNE (35) – Centre Culturel – 6 janvier 2012,
  • BAGNOLES DE L’ORNE (61) Tournée ODC – 9 et 10 janvier 2012,
  • LAIGLE (61) Tournée ODC – 12 et 13 janvier 2012,
  • LORMONT (33) – Espace du Bois Fleuri – 17 et 18 janvier 2012,
  • BLAGNAC (31) – Odyssud/ Théâtre St Exupère – 24 au 28 janvier 2012,
  • SIMIANE (13) – OMC – 3 et 4 février 2012,
  • St CHAMOND (42) – Théâtre de l’Epinoche – 7 au 9 fevrier 2012,
  • ANDREZIEUX-BOUTHEON (42) – Théâtre du Parc – 9 et 10 mars 2012,
  • VILLARD-BONNOD (38) – 13 mars 2012,

Critique de Nicolas Belaubre dans lestroiscoups.fr  – 2009 – Nicolas Delaubre

Critique de Manon Ona dans www.lecloudanslaplanche.com2010 – Manon Ona

Parution dans le Dauphiné Vaucluse –  Avignon 2010 – Dauphiné Vaucluse


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